80.000 Marocains séquestrés souffrent le martyre depuis plus d'une trentaine d'années

Tindouf, petite commune algérienne de 30.000 habitants au sud du Maroc, était sous souveraineté marocaine jusqu'en 1934 avant que la France (ancienne puissance coloniale) ne l'intègre à son département de la Saoura de l'Algérie française (1830-1962). L'Algérie devenue indépendante, refusera les revendications marocaines, ce qui a engendré en 1963, la guerre des sables entre les deux voisins.

Puis viendra le conflit du Sahara occidental, en 1975 qui enterra à jamais les rapports de bon voisinage entre le Maroc et l'Algérie. Située à l'ouest de l'Algérie, la commune de Tindouf est, depuis le déclenchement de cette guerre, sous contrôle « administratif » du Polisario, rébellion armée contre le royaume chérifien, réfugié dans le giron algérien. Devenue le mouroir des droits humains et le lieu des pires formes d'esclavage des enfants, Tindouf fait désormais la honte de l'humanité.
Une fois de plus, Tindouf fait parler d'elle : il y a quelques semaines, c'est une véritable bombe médiatique qui a été lancée par Canarias 7, un journal espagnol qui a pu se procurer un document du Tribunal de 1ère Instance des camps de Tindouf qui formalise l'affranchissement de deux esclaves. Alors que les soupçons étaient grandissants grâce, notamment, aux témoignages vidéo de deux journalistes australiens Violetta Ayala et Daniel Fallshaw, cet acte d'affranchissement vient corroborer les accusations sérieuses de pratiques d'esclavage à grande échelle au sein des camps administrés par le Front Polisario en territoire algérien.

Plusieurs Ong étaient mobilisées pour que ce dossier émerge, mais il manquait jusque là une preuve formelle, administrative, qui vienne donner à ce sujet essentiel toute l'épaisseur qu'il mérite. Contresigné par le ministère de la justice et des affaires religieuses du Front Polisario, ce document accentue la différence fondamentale entre les protagonistes de l'affaire du Sahara. En effet, d'un côté, le royaume du Maroc, avec des institutions fortes, des instances de recours, un Etat lucide, qui n'a pas hésité à effectuer le travail de mémoire sur les débordements du passé.

De l'autre, un mouvement d'obédience marxiste, qui rêve toujours de faire d'un fantôme un corps vivant. L'Association des tribus sahraouies marocaines en Europe, devant les exactions commises au quotidien à Tindouf, ont lancé, depuis le Palais des Nations à Genève, un appel au secrétaire général des Nations unies, à la communauté internationale, à l'opinion publique et aux organisations internationales des droits de l'Homme en vue d'intervenir d'urgence pour faire arrêter les violations des droits de l'homme dont sont victimes leurs frères et s½urs séquestrés dans les camps du Polisario à Tindouf, dans le sud ouest algérien.

L'interruption de tout moyen de communication avec les populations séquestrées de Tindouf et la pratique de toute forme de répression et d'exaction à leur encontre s'affichent en contradiction avec toutes les conventions et traditions internationales, particulièrement celles qui bannissent la torture et les traitements inhumains. Plusieurs centaines d'enfants sont déportés chaque année vers Cuba par les trafiquants d'enfants sans que les autorités algériennes ne bougent le petit doigt. Le témoignage émouvant sur les avatars de la déportation au Cuba d'une adolescente, Maoulainine, qui a vécu 13 ans à Cuba, avait en son temps indigné l'opinion internationale.

Selon le témoignage de Maoulainine, le « kidnapping » se fait dès le bas âge (8 ans) et a concerné pendant des années entre 1300 et 1700 enfants. Maoulainine a effectué, en compagnie de Mme Khayat Keltoum, ex responsable des relations internationales des femmes du "polisario", une tournée d'information en Allemagne sur « la situation humanitaire et sanitaire catastrophique qui prévaut dans les camps de Tindouf ». L'Algérie, la puissance protectrice du Polisario, acceptera-elle un jour de faire respecter par son protégé les droits humains à Tindouf ?

Alpha Kaba Diakité.

L'Aube du 14 janvier 2008

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 09:01

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 09:17

De Madrid à Alger, Brahim Ghali fuit les preuves de son inculpation

De Madrid à Alger, Brahim Ghali fuit les preuves de son inculpation
Une grosse tête du Polisario vient de tomber à Madrid. Brahim Ghali, représentant de cette entité en Espagne, vient de renoncer à ce poste à corps défendant, pour trouver «refuge» en Algérie, où il a été nommé «ambassadeur» de la fantomatique RASD. L'ancien «ministre de la Défense», poursuivi actuellement en Espagne pour crimes de guerre et esclavagisme, ne pouvait continuer de courir impunément à Madrid, où il risque la prison. Deux plaintes ont été déposées au mois de décembre dernier contre ce criminel de guerre auprès de l'Audience nationale (la plus haute instance pénale en Espagne) et devant un tribunal de Murcie. Il a été cité à comparaître le 10 décembre devant un tribunal de Murcie, suite à une plainte pour esclavagisme contre Soltana Bent Bilal.
en attendant l'issue du procès contre Brahim Ghali. Cet ancien chef militaire, connu pour être l'un des fidèles proches de Mohamed Abdelaziz, a été rappelé dernièrement par ce dernier, pour lui trouver «refuge» à Alger, où il fut bombardé «ambassadeur» de la chimérique RASD. Mais ce n'est que partie remise. Le pedigree du dénommé Ghali est assez bien étoffé pour croire pouvoir échapper à la justice. Il fait l'objet d'une autre plainte déposée auprès de l'Audience nationale espagnole, à Madrid. Le 14 décembre 2007, l'Association sahraouie des portés disparus au Polisario, ainsi que l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme, ont saisi la plus haute juridiction en Espagne sur des crimes perpétrés par une trentaine de responsables militaires algériens et du Polisario, dont Brahim Ghali. Ce tortionnaire est confronté à de graves accusations, dont notamment des détentions arbitraires, des tortures et des sévices corporels ainsi que des disparitions forcées de dizaines de centaines de Sahraouis. Un passé qui est lourd de crimes et auquel son auteur ne peut se dérober, quand bien même il aurait trouvé «asile» à Alger.
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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 05:00

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 05:11

ESCLAVAGISME AUX CAMPS DE TINDOUF!!!!!

ESCLAVAGISME AUX CAMPS DE TINDOUF!!!!!
Le représentant du Polisario Brahim Ghali à Madrid cité à comparaître devant un tribunal espagnol pour esclavagisme


Soltana n'aurait peut-être jamais imaginé que ses bourreaux soient un jour traduits en justice. Aujourd'hui, elle peut même crier victoire face à ses geôliers. Elle a réussi, grâce à ses parents adoptifs en Espagne, à porter une affaire digne d'un autre âge devant un tribunal de Murcia. Les péripéties remontent à l'été 2002, quand cette fille, âgée de 14 ans, est arrivée à Murcia, en provenance des camps de Tindouf, à l'invitation de «l'Association des amis du peuple sahraoui», à l'origine des colonies de vacances organisées à Murcia au profit des enfants de Tindouf. Passées les vacances, et alors que les enfants sahraouis se préparaient à regagner les camps du Polisario, l'ONG espagnole découvrira que la petite Soltana s'était enfuie. Elle sera retrouvée dans un centre d'accueil des mineurs nommée Santo Angel, basé à Murcia. «Je veux plutôt mourir en Espagne que retourner à Tindouf », dira la petite Soltana, après avoir été interrogée par la présidente de l'ONG «amie du peuple sahraoui», Rosa Maria Sanchèz, citée par le quotidien El Païs, dans son édition du 17 janvier 2007. Cette dernière, connue pour sa sympathie à l'égard du Polisario, ne savait pratiquement pas qu'elle allait se trouver au c½ur d'un scandale inédit.
Elle réalisera, avec son époux Gregorio Martinez, que la petite Soltana, au teint noir, était employée en tant qu'esclave par une famille sahraouie appelée El Bardi, qui n'avait pas la même couleur de peau qu'elle, et que sa mère biologique était originaire de la région de Zouérate, en Mauritanie. Informée de l'affaire, une ONG mauritanienne chargée de la lutte contre l'esclavage ouvre une enquête.
Cette ONG n'est autre que SOS Esclave, en pointe dans le combat contre la pratique de l'esclavage en Mauritanie. « Après plusieurs interviews avec Knana (mère biologique), notre représentant en Zouérate (lieu de naissance de Soltana) pense que c'est fort probable que Gueiwarra El Bardi (employeur de Soltana à Tindouf) soient les “propriétaires” de Knana et de sa fille», conclut l'enquête de SOS Esclave, citée par le quotidien El Païs, le 12 mars 2007. Une conclusion qui sera confirmée par des témoignages émouvants de la petite Soltana. «Quand j'étais petite, ma mère (Knana Saleck) m'a abandonné avec une autre famille (El Bardi) afin de me traiter aussi mal (...) Etre esclave chez cette famille était très dur (...) Si je ne me réveille pas pour le matin, on me réveille avec de l'eau froide», témoigne la petite Soltana, sur les colonnes de la presse espagnole. Un témoignage à la limite d'un véritable coup de massue. Mais voilà : Aux grands maux, les grands remèdes. La présidente de cette ONG, Rosa Maria Sanchèz, décide de devenir la mère adoptive de la petite Soltana. Et ce n'est pas tout ... Rosa Maria était convaincue que ce geste n'était pas pour panser la plaie profonde de Soltana. Elle a décidé de porter l'affaire devant la justice, en poursuivant «les amis d'hier» devenus «les ennemis d'aujourd'hui». Elle portera plainte contre la direction du Polisario, auprès d'un tribunal de Murcia. Le représentant du Polisario à Madrid est cité à comparaître le 10 décembre devant ce tribunal, où il sera confronté aux témoignages de la petite Soltana. Une fille qui porte bien son nom, puisque d'esclave elle devient désormais le symbole de la lutte contre l'esclavage dans les camps de l'horreur.


Indignation de la
communauté internationale



Une vague d'indignation se déclenche suite aux témoignages livrés sur l'esclavage à Tindouf par deux reporters australiens, sur la base de leur investigation en mai dernier dans les camps de Lahmada. Les deux reporters, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, qui se trouvent actuellement en voyage aux Etats-Unis, avaient rédigé un rapport cinglant sur cette pratique institutionnalisée et courante dans les camps, suscitant des réactions énergiques de la part de plusieurs organismes internationaux. Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants a récemment réagi à la poursuite de cette pratique, en précisant que ces actes, avalisés par la direction du Polisario, viennent remettre sur le tapis la question des violations des droits de l'Homme devenues « endémiques » à Tindouf. Une association des Marocains établis aux Etats-Unis a par ailleurs saisi le secrétaire général de l'ONU, dans une récente lettre où elle a appelé Ban Ki-moon à ouvrir une enquête sur cette affaire. «A l'heure où les Nations unies et son Conseil des droits de l'Homme s'activent pour défendre et protéger les droits de l'Homme, l'esclavage semble être une pratique institutionnalisée dans les camps de Tindouf», écrit l'Association «Le Congrès des Marocains aux Etats-Unis». Une autre ONG américaine, nommée «Together Fundation», a invité dernièrement des journalistes accrédités auprès de l'ONU, à suivre un film documentaire réalisé par les deux journalistes australiens auprès d'esclaves séquestrés à Tindouf.




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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 04:32

Témoignage de ALI NAJAB 25 de détention a Tindouf

Par petites vagues, Alger a libéré, par l'intermédiaire du CICR, les prisonniers marocains dont les conditions de santé étaient les plus graves. Il y a eu ainsi 10 prisonniers libérés en 1984, 185 en 1995, 5 en 1999 et 186 en février 2000.
Ces dates ont été, pour Atika, les plus difficiles. Elle espérait à chaque fois voir le nom de son mari sur les listes des libérés. Il n'en fut rien. Il a fallu attendre le 1er septembre 2003, après 25 ans, le retour de son mari.
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# Posté le vendredi 11 janvier 2008 11:09

re marche verte

j aime beaucoup la chanson qui va avec cette video
louad ouadi ya sidi, laayoun 3iniya wa sahara magribia

# Posté le jeudi 10 janvier 2008 17:24